Le robot da Vinci

Créé à l’origine sur commande de l’armée américaine pour pouvoir opérer des soldats à distance, le robot da Vinci® n’est pas pour autant un système autonome. En effet, cet équipement ne peut ni être programmé ni prendre des décisions. Chaque manœuvre chirurgicale est pilotée par le chirurgien installé confortablement dans la salle d’opération aux commandes de l’appareil.

Comment ça marche ?

Le robot chirurgical da Vinci® se compose de deux parties.

La première est le robot placé au-dessus du patient. Il est muni de quatre bras opératoires au bout desquels sont fixés les instruments chirurgicaux. Ces bras articulés sont  soigneusement protégés de manière stérile car ils sont en contact avec le patient qui est sous anesthésie générale. Ils ont été installés avant l’intervention afin de permettre l’accès des instruments utilisés par le chirurgien : micro pinces, ciseaux, porte-aiguilles...

La seconde partie, est une console, ou parfois une double-console, située à distance du patient. C’est là que le chirurgien est installé, assis, pour manipuler les instruments  chirurgicaux grâce à des manettes. Le robot ne fait que ce que lui demande le chirurgien et reproduit avec ses bras les mouvements effectués par l'opérateur à la console.

Le chirurgien possède le contrôle de toute l’intervention. Il dirige la caméra, commande les instruments, règle la netteté, coagule, etc…

Toujours placé  à côté du patient, Le chirurgien assistant tient d’autres instruments et aide l’opérateur principal. Son rôle est de passer les fils, d’aider à extraire du tissu prélevé, de clipper des vaisseaux, de changer les instruments da Vinci®, etc. C’est une fonction essentielle et il doit connaître parfaitement le déroulement de l’intervention pour anticiper ses gestes. Pour sa part, l’instrumentiste doit être à proximité à la fois du robot et de l’assistant.

Et la vision 3D ?

La caméra est installée sur un quatrième bras et permet de zoomer à volonté. Le fait que le chirurgien puisse lui-même diriger la caméra est un avantage sur laparoscopie où c’est l’assistant qui déplace la caméra, au risque parfois de ne pas être en phase avec l’opérateur. Le fait que les caméras soient doublées permet de donner une vision 3D au chirurgien par la stéréoscopie, chaque œil recevant une image légèrement décalée dans la console.

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